Les écomaires veulent mobiliser leur base

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Kim Davis s’est rendu au Bourget pour suivre les activités entourant la présentation des écomaires de la région parisienne. Rencontre avec Louise Guay.

LG : Kim, tu pourrais brièvement décrire ce qui se passe au Bourget, à Paris et ailleurs ?

KD : Le 1er janvier 2016, une réforme territoriale en France va donner naissance à la Métropole du Grand Paris, un regroupement de plus de 200 communes appliquant une nouvelle loi pour la réduction des GES. Les communes veulent impliquer les citoyens-usagers et l’approche des Living Labs les interpelle.

Pendant que le maire Denis Coderre rencontre les grandes villes, les écomaires représentant les municipalités et les communes du Grand Paris veulent agir localement pour réduire les GES et mesurer leurs actions.

LG : Quels sont les objectifs des écomaires pour COP21 ?

KD : Ils se demandent comment mobiliser leur base, comment mobiliser les citoyens au développement durable. Comment modifier leur comportement face aux déplacements, à la voiture et au pétrole.

LG : Tu leur as dit quoi ?

KD : Je leur ai parlé des Living Labs et de leur méthodologie. Dès la création du Living Lab de Montréal, nous avons étudié la question de la mobilité urbaine. Un Living Lab évolue dans un cadre de cocréation et d’innovation ouverte. Qu’il s’agisse d’une expérience ou d’un produit, l’usager est co-créateur dans toutes les étapes de planification, conception, prototypage, développement et de déploiement.

LG : Et comment ont-ils réagi ?

KD : Très positivement, et particulièrement à la dimension de l’innovation confiante, pour contrer la corruption dans les agglomérations. Nous en savons quelque chose à Montréal, la corruption paralyse, retarde et stigmatise les organisations. Pour résoudre à long terme les problèmes complexes des villes, il faut du développement endogène.

LG : Les acteurs et les énergies africaines représentent une grande partie de la francophonie et de son marché. Comment mobiliser le monde autour de ces projets ?

KD : J’ai amené le point de la volonté de créer des réseaux, dont un réseau francophone global des Living Labs. J’ai été étonné du résultat. Plusieurs ont immédiatement manifesté leur intérêt pour différents points : analyse sémantique pour dictionnaire, développement durable, méthodologies socioéconomiques, etc.

LG : Quels seraient les prochaines étapes ?

KD : La création du réseau global des Living Labs et la réunion des OpenLivingLab Days 2016 à Montréal.

En résumé, les écomaires français et africains voient dans le réseau des Living Labs une alternative à l’hégémonie techno-industrielle américaine qui pourrait créer une monoculture.

En même temps que l’Africa Web Festival d’Abidjan, où des start-ups montréalaises et leurs investisseurs présentaient le modèle entrepreneurial québécois à la Silicon Valley, la méthodologie des Living Labs gagnait les cœurs des écomaires et de leurs citoyens.

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