C2-Mtl 2016: premier bilan

Je ne sais pas si ça existe, des gens capables de sortir d’un évènement comme C2-MTL, les Lions de Cannes, ou encore South by Southwest (où je ne suis pas encore allée…) en en ayant tout de suite une opinion claire sur le contenu et sur ce qu’ils en ont retiré… Mais c’est clair que je n’en fais pas partie. J’ai beau en avoir couvert une bonne quantité dans ma vie (et y compris des congrès comme celui de l’ACFAS par exemple, ou l’Association internationale de la sociologie), j’ai rapidement le même genre de sentiment : dès la deuxième journée à avoir dû faire des choix (bonjour le FOMO!*) à assister à des conférences à la chaîne, à rencontrer plein de gens que j’ai vu depuis plus ou moins longtemps, et à tenter de faire des connexions entre tout ça, la tête me tourne assez rapidement. J’ai besoin de décanter tout ça, de relire mes notes… et d’échanger avec d’autres, qui ont pu voir les évènements que moi j’ai manqué. Ce que je vais faire dans les prochains jours.

Bon, c’est quand même autre chose qu’un « Beach Club pour parvenus » , comme

image
P.K. Subban, qui a clotûré l’édition 2016

j’ai pu le lire dans un commentaire relayé via Facebook… Commentaire qui n’a pas manqué de donner lieu à l’escalade de « bitcheries » qu’on peut imaginer. C’est sûr qu’on peut tourner en ridicule l’avalanche de buzzwords qu’on voit émaner de telles rencontres, entre autres via les réseaux sociaux. (Mais, il en est de même pour toutes les grandes rencontres internationales du genre, qu’elles soient à Davos, Cannes, Austin, ou New York). On peut aussi lever le nez sur les diverses activités périphériques, comme la fameuse « piscine à balles » (dans laquelle je ne suis pas plongée jusqu’à maintenant), «le jardin», qui nous force à porter un regard sur notre environnement, et les diverses autres activités visant à nous mettre en contact, de façon parfois impromptue, parfois un peu planifiée, avec des étrangers. Mais il reste que c’est un évènement porteur, inspirant et productif pour beaucoup, à plein d’égards. Oui, il y a les conférences et panel, qui se déroulent dans la grande salle de L’Arsenal et dans le chapiteau. Mais il y a aussi une multitude d’ateliers à échelles plus réduites, en plus du potentiel de réseautage, qui est de mieux en mieux organisé. Claude Théoret, patron et fondateur de Nexalogy (et grand habitué de South by Southwest entre autres), a utilisé, quand je l’ai croisé, le terme « planned serendipity ».

Non, ce n’était pas la meilleure année. Ce que j’écrivais dans mon billet publié suite au premier jour se confirme: d’une part, c’est sûr, qu’on le veuille ou non, l’effet de nouveauté s’émousse. Mais il reste que le niveau des contenus n’était pas aussi fort que les années précédentes: moins d’émerveillement, moins de surprises vraiment inspirantes… À quoi il faut ajouter quelques mauvais castings, peut-être, dans le programme principal. J’y reviendrai plus tard, en faisant sans vergogne ma gérante d’estrades…

Il y a autant d’opinions que de participants. Et, même, étant donné le genre de commentaires auxquels je faisais référence au début, de non-participants… Dans les commentaires que j’ai recueillis auprès dees gens que je croisais, et sur les réseaux sociaux, il y avait de tout: des plus ravi(e)s aux plus frustré(e)s, avec toute la gamme des évaluations entre les deux… On se rend compte assez rapidement que l’opinion sur les évènements dépend beaucoup des attentes qu’avait chacun(e) au départ… Et, aussi, parfois, du niveau de préparation qui avait été faite quant à ces attentes, notamment sur le plan du réseautage. On peut dire, en quelque sorte que C2Mtl, c’est de plus en plus, du moins en partie, une sorte d’auberge espagnole 2.0: on y trouve ce que les autres apportent… Maintenant, cela vaut-il les 3200$ que valent le plein prix du billet? Ou même, les 1600$ payés quand on l’achète plusieurs mois à l’avance ? J’y reviendrai, ça aussi.
Y en a-t-il parmi vous qui ont participé? Qu’en avez-vous pensé ? Faites-moi part de vos commentaires.

* Fear of missing out  = la peur perpétuelle de manquer ce qu’il y a de plus intéressant…

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3 commentaires

  1. Balanced perspective. It seemed to have a Montreal vibe, which is always good. I did not attend (id one day last year), and yes all conferences resound with buzzwords.

    That may be because we keep moving forward, inexorably, into quite a different world. A new world, selon M. Cartier

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  2. C’est quand même drôle… Toi, qui a participé aux trois journées de l’événement, tu ne te sens pas encore apte à poser un jugement. Des gens *qui n’y ont pas participé*, eux, ont une opinion tranchée. Ça dit pas mal de choses sur ladite opinion, non?

    MS

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    • Hé, hé, très juste. Et, se faire une opinion sur quelque chose sans vraiment savoir de quoi il retourne, si je ne me trompe pas, c’est ce qu’on appelle un préjugé…

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