Proposition de typologie des modèles de Living Labs au profit du développement des territoires québécois

RéseauDesjardins

Arnaud Scaillerez et Diane-Gabrielle Tremblay, de l’École des sciences de l’administration (TELUQ – Université du Québec), publient ces jours-ci dans la Revue canadienne des sciences régionales,  une recherche qui s’intéresse à la démarche de trois living labs montréalais : Percolab, Mandalab et Living Lab de Montréal.

Voici un court extrait décrivant le Living Lab de Montréal :

« Le Living Lab de Montréal, une méthode stimulant la co-construction des connaissances et l’action collaborative …

… à destination de la mobilité du travail
L’un des premiers projets développés par le Living Lab de Montréal se nomme Bixiwiki 2.0. Le but est de mieux cerner les modes de déplacement des Montréalais pour trouver des solutions alternatives et décongestionner les territoires en rendant la Ville de Montréal plus fluide. De nombreux citoyens, la communauté métropolitaine de Montréal et diverses sociétés de transport telles que la société de transport de Montréal ont participé à cette réflexion. Les échanges ont contribué à inverser le questionnement et à se demander : faut-il réellement se déplacer ? Cela a amené la démarche à organiser des échanges collaboratifs autour des tiers-lieux, notamment les espaces de co-working. Ces espaces de travail collaboratif correspondent à un lieu hébergeant des télétravailleurs salariés ou indépendants afin de faciliter :

  • la mise en réseau, comme le précisent Murray, Caulier- Grice,& Mulgan (2010) ;
  • le partage d’expériences mis en avant chez Loechel & Legrenzi (2013) ;
  • les échanges et le soutien entre les co-workers.

Il s’agit d’un lieu destiné à stimuler la créativité, l’esprit d’initiative et le sentiment d’appartenance à une même communauté, comme le mentionnent Scaillerez & Tremblay (2016). Le but du LL de Montréal est alors de déplacer le lieu de travail au plus proche des travailleurs. Le LL a utilisé plusieurs méthodes (forum, questionnaires en ligne, réunions, blogue, réseaux sociaux, échanges citoyens…) auprès d’acteurs multiples (réseaux de transport de Laval, de Sherbrooke, Société de transport de Montréal, journalistes, école polytechnique, CÉGEP, UBISOFT…).

… et de la valorisation immobilière
Cette démarche a permis la mise en place d’un premier espace de co-working au sein de la Caisse Desjardins de Lorimier-Villeray à Montréal. Ce lieu sert de projet-pilote, mais plusieurs autres Caisses populaires ont manifesté leur intérêt pour ouvrir de tels espaces de travail. Cela démontre que certains projets peuvent être tentés et aboutir à une tout autre réflexion que celle élaborée au départ. Le LL de Montréal mène depuis une démarche d’accompagnement dont la finalité repose sur le positionnement que la mobilité ne signifie pas uniquement se déplacer, il s’agit aussi de réfléchir aux raisons pour lesquelles on se déplace. Ce nouveau postulat établit un lien entre immobilier et mobilité, tout en contribuant au développement d’une communauté de travail. La démarche du LL de Montréal est un modèle de collaboration à destination de l’emploi, mais aussi de l’exploitation et de la valorisation immobilière. À terme, le projet pourrait être élargi à près de 300 Caisses populaires du réseau Desjardins du Québec. »

Pour information, voir : Le Réseau Interlieux du Living Lab de Montréal

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